Dans un premier ouvrage publiée en 1989, Pour une autohistoire amérindienne, Georges E. Sioui amorçait une réflexion sur la pensée et la morale sociale des Amérindiens. Les lecteurs y ont découvert un homme fier d’appartenir à la nation des Hurons-Wendats et convaincu que la grandeur amérindienne n’est pas qu’un vestige du passé.
Dans Les Wendats. Une civilisation méconnue, Georges Sioui poursuit sa réflexion, mais en faisant cette fois un véritable retour aux sources. Il raconte en effet l’histoire millénaire des Wendats, les ancêtres des Hurons-Wendats, avec la préoccupation qui fut toujours la sienne : retracer l’origine des idées sociales et philosophiques de son peuple et des autres nations amérindiennes. Son objectif est donc celui d’un historien doublé d’un philosophe : montrer ce qu’étaient ce peuple, cette civilisation, de façon à mieux connaître et apprécier ce qui en reste aujourd’hui. La question qu’il pose en définitive est la suivante : après des siècles de fréquentations de l’Europe et de l’Amérique, ne serait-il pas temps de revenir aux sources, c’est-à-dire aux idées marquantes des peuples amérindiens? N’y a-t-il pas là une piste de réflexion nouvelle face aux problèmes sociaux et à venir?
Georges E, Sioui est originaire du Village-des-Hurons (Wendaké) et appartient au clan de la Grande Tortue. Son nom, Wendayete, signifie « Celui qui porte une île sur son dos ». le nom Sioui, dans sa forme wendate originelle (Tsehaweh), désigne « Ceux du Soleil levant » ou les « Porteurs de lumière ». Georges E. Sioui est academic dean au Saskatchewan Indian Federated College de Regina, premier collège universitaire dirigé par les Premières Nations. |